APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

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Le sentiment d'abandon


Le Sentiment d'Abandon pour "L'adulte-enfant" que nous sommes

Le sentiment d’abandon est un état psychologique de sentiment d’insécurité permanente

lié à une peur irrationnelle d’être abandonné.

La personne qui souffre d’un état d’abandonnisme est en demande d’affection continuelle

pour combler un manque originel

(séparation traumatisante du passé ou manque d’amour réel).

 

Pour guérir du syndrome d’abandon il faut reconnaître la souffrance et la relier aux causes. Nous avons tous rarement conscience de l’origine de nos troubles affectifs,

mais en apprenant à les identifier, nous serons en capacité de les transformer.

 

L’origine du syndrome d’abandon prend naissance

dès nos premières relations affectives avec « la mère ».

C’est elle qui apporte l’amour, la sécurité,

et subvient aux besoins de l’enfant que nous sommes.

 

A l’origine de l’abandonnite, il y a donc toujours un abandon vécu.

Cet épisode a eu lieu soit pendant la vie fœtale,

soit au cours de la prime enfance ou l’enfance.

 

Le sentiment d’abandon n’est pas une émotion et il peut être - plus ou moins -

bien supporté selon la personne.

Quand il est mal exprimé, le sentiment d’abandon se traduit par une série de manifestations physiques et psychiques pouvant aller du simple serrement de cœur

à l’anxiété, de la dépression à l’agressivité.

Mais ce sont prioritairement le renoncement et le repli sur soi-même

qui prédominent avant tout.

 

La personne qui éprouve un sentiment d’abandon va se sentir

« mise à l’écart » autant dire indigne.

 

L’abandonné ressent aussi souvent de la culpabilité et un grand sentiment de dévalorisation de lui-même. De cette dévalorisation, même si elle ne consiste qu’en une façon de voir les choses issues de son mental, il déduit qu’il n’est pas digne d’être aimé.

 

Le mental désigne ainsi tous les barrages que nous établissons pour nous protéger des souffrances qui nous sont infligées par le monde extérieur

y compris la souffrance inhérente à l’abandon.

 

La névrose d’abandon se caractérise sur un fond d’avidité affective insatiable qui produirait un mélange d’angoisse, d’agressivité réactionnelle (exigences, mise à l’épreuve récurrentes de l’autre pour s’assurer de son intérêt voire de son amour)

et de dévalorisation de soi se traduisant par :

« Je ne suis pas aimé parce que je ne suis pas aimable ».

 

L’Origine bien souvent du mal : L’Enfant séparé de sa mère

 

La séparation de l’enfant avec sa mère n’est plus à démontrer.

L’enfant bien « aimé » construira des relations saines avec son entourage affectif.

L’enfant mal « aimé » quant à lui les détruira par son besoin irrépressible de réparer

une estime personnelle défaillante.

Il fera porter le blâme sur les autres en leur reprochant leur manque d’attention.

 

La clé : Guérir l’enfant intérieur

 

Si nous sommes tous  des adultes, nous sommes avant tout des adultes-enfants

portant en nous les blessures du passé.

 

Lorsque nous avons été élevé dans une famille dysfonctionnelle,

notre enfant intérieur n’en sort jamais indemne.

 

L’adulte avancera dans la vie avec bien des carences affectives et autres besoins de reconnaissance non assouvis.

Tant bien que si nous nous évertuons à cacher l’enfant blessé en nous,  

il contaminera notre vie soit par des accès de colère, des réactions démesurées, des problèmes de dépendance, des difficultés d’ordre conjugal ou de  relations amoureuses malsaines, voire  des rapports parents-enfants empoisonnés

par nos projections inconscientes.

 

De fait, nous ne serions pas des « adultes enfants » avec tous les « maux de la vie »,  

si dès notre plus jeune âge nos besoins vitaux avaient été satisfaits.

 

Un enfant a besoin d’être aimé inconditionnellement et de voir son propre reflet

dans le regard dénué de jugement de ses parents.

 

Nous avons tout d’abord été un « nous »  avant de devenir un « je », et nous avions besoin que nos parents nous renvoient une image complète de nous-mêmes, incluant tous les aspects de notre personnalité. Nous avions besoin de sentir qu’on pouvait compter sur l’amour de nos parents. Voilà en quoi consistaient nos besoins narcissiques normaux.

 

L’enfant intérieur qui a subi des carences affectives, donc narcissiques, contamine l’adulte par un grand besoin d’amour, d’attention et d’affection.

 

Ce pourquoi, « L’adulte enfant », frustré dans son narcissisme, ne peut jamais être satisfait, puisque ses besoins sont ceux d’un enfant.

Tant que cela n’est pas chose faite, l’insatiable enfant cherche voracement

l’estime et l’amour qu’il n’a pu obtenir autrefois. 

 

Ainsi, les adultes enfants narcissiquement carencés traduisent leurs besoins

de différentes manières :

 

√ Ils passent d’une relation à l’autre et sont toujours déçus.

√ En amour, ils recherchent toujours la personne parfaite qui répondra à tous leurs besoins.

√ Ils sont dépendants (Les différentes formes d’assuétude, ou de dépendance, dont ils souffrent, ne correspondent qu’à une tentative de combler un vide psychique.

Les dépendances au sexe et à l’amour en sont d’excellents exemples).

 

« Si grandir c'est quitter avec soulagement le monde de l'enfance, devenir adulte c'est se donner les moyens

de se réconcilier avec elle. »

♥ Jacques Salomé ♥

 

 

Les problèmes de confiance

  

Lorsque ses parents sont indignes de confiance, l’enfant développe une profonde méfiance.

Il perçoit le monde comme un lieu dangereux, hostile et imprévisible. Il est constamment poussé à rester sur ses gardes et à contrôler la situation.

Il en arrive à croire à peu près ceci : 

  « Si je  contrôle tout, personne ne pourra me prendre au dépourvu ».

 

Mais, il arrive aussi que la fixation du contrôle occasionne de graves problèmes relationnels, en particulier dans le couple puisque l’intimité avec un partenaire

n’ayant aucune confiance en vous est impossible.

L’intimité exige en effet que chacun des partenaires accepte l’autre précisément tel qu’il est.

 

Les problèmes de confiance engendrent également des attitudes extrêmes :

certains abandonnent tout contrôle et font confiance aux gens d’une manière crédule et naïve,

se cramponnant à eux et leur accordant une foi démesurée ;

d’autres ses retranchent dans l’isolement et la solitude,

érigeant autour d’eux un mur de protection que nul ne saurait franchir.

Un être qui n’a jamais appris à faire confiance confond intensité et intimité,

obsession et attention, contrôle et sécurité.

 

Au cours de notre développement, notre première tâche vitale consiste

à nous enraciner dans la confiance.

 

Nous devons découvrir que l’autre (Maman, Papa, le monde extérieur) est sûr et fiable, développer notre confiance en "cet Autre".

 

 Cette confiance fondamentale est un sentiment profond, holiste. 

Partir du moment où nous pouvons avoir foi dans le monde, nous pouvons apprendre à croire en nous-mêmes, c’est-à-dire faire confiance à nos forces, à nos perceptions,

à nos interprétations, à nos émotions et à nos désirs.

 

 

Les distorsions de la pensée

 

Lorsque l’enfant n’a pas appris à distinguer ses pensées de ses émotions, l’adulte est souvent amené à se servir de la pensée comme d’une échappatoire face aux émotions douloureuses : il sépare sa tête de son cœur, leur redonnant ainsi leur totale dépendance originelle.

 

 

Le sentiment de vide (dépression apathie)

 

L’enfant intérieur blessé contamine également la vie de l’adulte par une déprime chronique qui est ressentie comme un sentiment de vide.

 

Bien souvent, les adultes enfants se plaignent que la vie leur semble monotone et dénuée de sens. La vie semble irréelle ; nous sommes au monde, mais nous n’en faisons pas partie.

 

Ce vide conduit à l’isolement. Parce que nous ne sommes jamais qui nous sommes réellement, « nous nous sentons jamais présent ». Et même si les gens nous admirent et recherchent notre compagnie, nous nous sentons seuls.

 

L’enfant intérieur blessé contamine les autres avec son égocentrisme.

Leur sentiment de vide est comme une rage de dent perpétuelle et quand on souffre d’une douleur chronique, on ne peut penser qu’à soi-même.

   

La dépendance affective s’observe souvent à travers la qualité de la relation amoureuse, si les besoins affectifs ne sont pas satisfaits, la personne  éprouve de la frustration, une souffrance, sans pour autant se détacher de son partenaire, il y a un besoin constant de se faire aimer ; parce qu’elle a peur que les gens la rejette,

ses amis sont pour elle une bouée de sauvetage,

elle s’accroche à eux comme si sa vie en dépendait.

 

La personne dépendante affective est en quête d’amour et de reconnaissance, parce qu’elle ne parvient pas à s’aimer suffisamment par elle-même.

 

Elle a des difficultés à s’estimer à sa juste valeur.

Elle va alors se centrer sur les autres et se sent souvent incapable de dire Non, de poser des limites, parce qu’elle a une opinion négative d’elle-même.

 

 

Mais Comment Guérir ?

 

 

Inutile de chercher à l’extérieur ce qui vous manque à l’intérieur.

Vous cherchez éperdument à compenser le manque de nourriture affective en essayant de puiser ou de soutirer aux autres des bribes d’affection.

 

Cependant, quand vous arrivez à trouver une personne qui répond à vos exigences d’amour, vous finissez par épuiser ses ressources parce que vous en demandez toujours plus.

 

Et, de nouveau frustré par l’éloignement du conjoint qui agit pour se protéger lui-même par ricochet de votre comportement à son égard, vous lui en faites le reproche.

Et c’est reparti pour un tour de manège...

 

« L’abandonné » manque de confiance en soi et d’estime personnelle.

Il n’agit que dans un rapport « subjectif ».

Il lui faudra apprendre à porter un regard objectif dans les relations

et se donner à lui-même de l’amour.

 

Mais comment y parvenir ?

 

Pour se donner de l’amour nous devons apprendre à se déculpabiliser.

Pourquoi ?

 

Parce que l’enfant abandonné a "intériorisé" qu’il était responsable de la séparation.

Il s’est dit: « Je ne suis pas digne d’être aimé, c’est pour cela que ma mère est partie ».

 

Bien sur, un enfant ne se dit pas cela mot pour mot, mais il le ressent comme tel.

Ensuite il devra  convaincre son « enfant intérieur » qu’il est digne d’amour.

 

« Quand je sors de la peur d'être rejeté ou d'être abandonné,

je peux lâcher le sentiment insupportable

que c'est moi le mauvais. »

♥ Jacques Salomé ♥

 

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Abandonnée bébé par « ma mère » …

et alors ?

Abandonnée, rejetée, et même trahie plus souvent qu’à mon tour par l’amour…

et alors ?

Abandonnée dès la naissance par la vie qui ne voulait pas de moi…

et alors ?

La vie, l’amour moi je les aime…

Alors, chaque épreuve me rend plus forte que jamais.

Même à terre, je ne peux que me relever avec « l’estime pour moi » d’avoir au moins essayé. Pas un essai-échantillon dont 99.99% sont verrouillés à double tour mais avec une ouverture de porte en soi suffisante qui permet le recevoir

et l’acceptation du donner.

Ainsi, pas de regrets.

Pas de remords.

Il vaut mieux recevoir trop d’amour que de ne pas savoir ce que c’est…

 

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01/05/2015
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