APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

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Dialoguer dans le couple pour apprendre à mieux s’aimer


Dialoguer dans le couple pour apprendre à mieux s’aimer

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Savez-vous ce qui empoisonne

et finit par tuer les couples ? 

 

Ce ne sont ni les querelles, ni les difficultés,

ni le manque d’argent, ni même parfois

et curieusement l’infidélité.

 

Non, c’est la routine.

 

 

Quand le silence s’installe, pesant, chargé de non-dits,

et donc d’incompréhension, alors insidieusement,

un fossé se creuse, de plus en plus difficile à combler

au fur et à mesure que le temps passe.

 

La communication est pourtant l’un

des piliers majeurs dans la vie du couple.

 

Elle s’exprime de deux façons.

 

La communication non verbale par le corps :

regards, attitudes, expressions du visage, sexualité...

 

Et la communication verbale :

la parole permettant de se connaître

et donc de mieux se comprendre.

 

Mais qu’entend-on par communiquer ?

 

D’abord, c’est se raconter les faits de la journée,

se donner les nouvelles, s’informer sur ce qui s’est passé,

c’est aussi discuter sur des sujets d’actualités, des projets...

 

Mais ce qui fait l’essence même de la communication,

c’est quand chacun parle de soi :

comment il a vécu tel évènement, telle rencontre.

 

Communiquer, ce n’est pas seulement en rester

à l’échange d’informations mais savoir se dire nos sentiments.

 

"Je suis en colère, triste, inquiet,

préoccupé, fatigué, joyeux, paisible."

 

 

Et ensuite exprimer les besoins qui en découlent.

 

"J’ai besoin d’attention, de douceur,

de tendresse, d’écoute."

 

 

Bien communiquer implique de respecter

surtout une règle essentielle à savoir :

 Lorsque l’un parle, l’autre écoute.

 

Ce qui sous-entend non seulement de savoir parler,

mais aussi de savoir écouter et donc,

s’il le faut : se taire !

 

Parler à l’autre est véritablement une décision :

 

"Je vais lui dire ce que je ressens,

ce que j’aimerai."

 

 

Autrement dit, je vais en quelque sorte oser un dialogue

dans lequel, je me livre et je me rends vulnérable.

 

On aimerait tellement que l’autre devine nos pensées :

"S’il m’aimait, il saurait."

 

Mais l’autre ne devine pas,

il n’a pas non plus de boule de cristal.

 

Il ne comprend pas, parce qu’il est différent tout simplement !

 

Il n’a pas forcément la même sensibilité,

ni les mêmes besoins.

 

Alors si l’on ne dit pas, l’autre ne comprend pas

 car il ne peut pas savoir.

 

Et puis, il y a les peurs.

Les peurs qui nous habitent car elles sont

de véritables freins à la communication :

 

"J’ai peur de ses réactions,

de ses colères,

de son jugement."

 

"J’ai peur qu’elle ne pleure,

qu’il ne comprenne pas,

j’ai peur de son humour,

j’ai peur qu’il rigole,

qu’il n’aille raconter cela à sa mère."

 

 

Ainsi, savoir repérer ses peurs permet de les dire à l’autre

pour qu’il puisse les prendre en compte et y faire attention.

 

Enfin, pour parler, il faut se sentir

en confiance et dans la bienveillance.

 

En effet, quand on exprime le fond de son cœur,

on se rend vulnérable.

 

Alors, si les tentatives d’ouverture rencontrent du rejet,

de la moquerie, de l’ironie, de la non-écoute,

elles se solderont inévitablement par une fermeture réactive.

 

Quand on ne se parle plus,

on n’a plus rien à se dire. 

 

Et celui qui parle a besoin

de quelqu’un qui écoute !

 

D’ailleurs, je dirai que si nous avons deux oreilles

et une seule bouche, c’est qu’il est peut-être plus important

d’écouter que de parler.

 

Dans le couple, il y a un réel danger à ne plus écouter,

soit par paresse, soit parce que nous pensons savoir

ce qui va être dit, soit parce que nous sommes trop occupés,

soit parce que nous n’avons pas envie de nous rendre disponible.

 

Ne perdons pas de vue que lorsque j’écoute l’autre,

je suis centré sur lui et par cette écoute,

je le reconnais comme étant cher à mon cœur.

 

Ainsi, dans la vie de couple, deux chemins se présentent à nous :

soit l’accueil de l’autre tel qu’il est,

soit la fermeture sur moi-même

avec mes exigences de vouloir changer l’autre.

 

La communication permet à chacun d’exister,

d’être reconnu et aimé pour ce qu’il est.

 

Elle est un des matériaux indispensables

à la construction du couple…

 

Car être en couple et surtout "vivre en couple"

n’est jamais simple surtout quand le poids des années

commence à se faire sentir.

 

Vous êtes moins attentif à l’autre.

 

Vous devenez plus exigeant

et vous êtes moins décidé à faire des efforts.

 

Mais où est donc passé le mode « séduction » ?

Celui que vous mettiez toujours en avant au tout début ?

 

Ce qui met aussi dans l’erreur est de vous persuader

que vous êtes un partenaire idéal tel que vous vous voyez !

 

Et ce fait légitime vous donne l’impression

que vous savez répondre aux besoins de l’autre.

 

D’ailleurs, vous vous dites fidèle, investi ou aimant.

Bref vous estimez qu’on ne peut pas vous reprocher grand-chose !

Erreur d’égo…

 

Car hélas trois fois hélas, cela ne suffit pas toujours.

 

Vivre à deux n’est donc pas une chose aisée

et il faut faire preuve d’efforts continuellement.

 

Une relation se nourrit et s’entretient journellement.

 

Rien n’est jamais acquis et la routine du poids des années

est le mal le plus sournois d’entre tous.

 

Les malentendus et le silence s’installent également

lorsqu’on a du mal à se faire comprendre par l’autre.

 

Ce qui a pour conséquence d’entraîner souvent

des réactions à chaud, dans l’impulsion.

 

On essaie en fait de s’imposer !

 

Sauf qu’il y a un effet boomerang qui entraîne des mots

qui peuvent dépasser notre pensée.

 

Bref : l’égo parle et s’entoure alors de barricades…

 

Un dialogue se doit d’être constructif pour aboutir

à "une décision" face à un problème donné.

 

Les actions correctives, quant à elles,

doivent suivre en ce sens.

 

Si une décision n’est pas prise,

cela veut simplement dire que le problème restera

latent et irrésolu et ce, tant qu’il n’aura pas été décidé

ensemble un objectif à atteindre !

 

Autrement dit, le dialogue (ou la communication) tant espérés

n’auront alors pas abouti.

 

Pour entrer dans cette communication, le moment choisi

est là aussi très important voire déterminant.

 

Certains moments sont plus appropriés que d’autres.

 

Je vais vous lister, par exemple, cinq d’entre eux.

 

 

Règle n° 1 :

Ne jamais se lancer dans une discussion

si on est en colère.

 

Une colère pour un "mal vécu",

un évènement dans la journée que vous aurez contenu

dans une fureur "intériorisée".

 

Au point d’en rester bloqué et de rayer inlassablement

votre disque dur à vous en torturer à force de jouer le replay !

 

Bref, au moment où vous rentrez, l’autre qui,

justement à ce moment là, a une irrésistible envie

de vous parler des courses à faire ou d’un repas de famille à organiser deviendra à sa seule vue, le fusible pour vous soulager !

 

Et, cet autre, qui n’y est pour rien,

sera alors envoyé illico sur les roses en déchainant

toute votre colère emmagasinée sur elle.

 

Alors, si l’autre est au mauvais endroit au mauvais moment,

au lieu de voir rouge et de grincer des dents,

respirez un bon coup et prenez sur vous !

 

Dites lui simplement :

"Écoute mon amour, mon trésor

(enfin le petit mot doux que vous voudrez),

je t’aime vraiment mais là, j’ai eu une sale journée

et je suis fort contrarié.

Je suis donc au regret de t’annoncer que je préfère,

dans la mesure du possible, que nous puissions reporter

cette délicieuse conversation à plus tard."

 

Ensuite, courez-vous enfermer dans un endroit insonorisé

et lâchez vous !

Le cri est salutaire et même je dirai libérateur.

 

Allez courir une demi-heure s’il le faut

mais surtout calmez-vous !

 

Et cette règle est valable dans les deux sens.

 

 

Règle n° 2 :

Ne jamais se lancer dans une discussion

si on est fatigué.

 

Là encore, tout dépendra de la journée

et comment elle se sera passée.

 

Si vous avez obtenu une augmentation

ou que vous avez passé une journée à vous marrer, forcément,

vous rentrerez gonflé à bloc au sourire banané !

 

Mais vous pouvez aussi rentrer "lessivé" d’avoir été mis

sous pression par un patron qui ne vous aura pas lâché

ou un client qui aura passé son temps à vous harceler.

 

Résultat : votre humour légendaire

ou votre patience se seront envolés !

 

Vous n’aurez qu’un unique but alors, après cette foutue journée,

celui de débrancher, de vous débrancher

et qu’on vous foute la paix.

Alors inutile de penser discuter !

 

D’autant, rappelons-le, que l’émission et la réception

sont très importantes pour engager une discussion.

 

Toute personne a son rythme, son horloge.

Elle peut être plus réceptive le matin ou au contraire le soir.

 

Eh oui "Aimer", c’est surtout penser à l’autre avant tout

et si on connaît son rythme, il est plus facile d’adapter

ce qui pourrait "à défaut" être vécu comme une véritable agression

avec alors toutes les conséquences d’humeur qui en découlent.

 

 

Règle n° 3 :

Ne jamais se lancer dans une discussion

dans un environnement bruyant ou hostile.

 

Genre vous voyez :

la télé au volume maximum

qui passe un film de guerre

où les tirs de kalachnikov ne font que fuser,

le gosse qui braille tout ce qu’il peut à vous rendre cinglé,

le voisin qui a rien trouver de mieux

que de mettre sa sono à fond ou s’est découvert

l’âme d’un bricoleur en début de soirée…

 

Bref le sacro-saint environnement calme est indispensable

pour aborder une discussion !

 

Éviter aussi le supermarché entre deux rayons pour parler,

c’est couru d’avance et cela finira en eau de boudin

sur le chemin retour.

 

Le repas familial aussi …

Il se veut être un moment de convivialité

et non la guerre des tranchées,

fourchettes et couteaux pointés !

 

Si cela parait compliqué de pouvoir vous retrouver à deux

compte tenu de votre vie active et privée,

eh bien déterminez un moment bien arrêté

dans la semaine pour le réaliser.

 

Tout est une question d’organisation

et surtout de volonté réciproque.

 

Là, vous pourrez vous consacrer l’un à l’autre

et vous choyer en même temps.

 

Le petit resto sympa et calme peut aussi faire l’affaire

avec le plaisir du partagé en plus.

 

D’autant s’il se veut dans un contexte intime et de séduction…

Rappelez-vous la séduction de vos débuts !

 

Des heures pour madame à se préparer, se faire toute belle

pendant que monsieur se mettait sur son trente et un

histoire de vous en mettre plein la vue.

 

Pourquoi cela devrait il changer 10 voire 20 ans plus tard ?

 

Si vous êtes ensemble, faites l’effort de complimenter l’autre

et de lui dire combien vous le trouvez beau

et combien il vous séduit encore !

L’impact de tels mots est inimaginable…

 

N’oubliez pas non plus la portière

Un sourire ravageur :

Effet garanti assuré !

 

Si vous décidez de rester à deux chez vous alors par pitié,

éteignez votre télé et votre satané téléphone.

Mettez coucher les enfants si besoin…

Les enfants ne doivent pas interrompre

deux personnes qui parlent.

 

 

Règle n° 4 :

Ne jamais se lancer dans une discussion

quand on crève de faim.

 

Pourquoi ?

 

Tout simplement parce que pour certaines personnes,

c’est sacré et quand c’est l’heure, c’est l’heure.

 

La mauvaise humeur guette là aussi celui qui oserait perturber

ce moment sacré quand cela ne virerait pas

littéralement au carnage !

 

Enfin juste une question de bon sens,

une personne qui a faim ne vous écoutera pas vraiment.

Elle n’aura qu’une idée en tête :

que cela s’arrête pour se précipiter

sur le garde manger !

 

Eh oui, avoir faim, cela influence aussi

sur la capacité d’écoute.

 

 

Règle n° 5 :

Ne jamais se lancer dans une discussion

quand on est déprimé.

 

Il y a des jours où c’est la déprime totale

et on va jusqu’à maudire le fait de s’être levé.

Rien ne va et on ne vit que des emmerdes coup sur coup.

 

Bref, les dieux sont contre vous 

et veulent votre peau, c’est sûr !

 

Alors là, on se sent triste mais triste à un point

que cela coupe toute envie de discuter.

 

Vous vous sentez faible en tous points.

 

Alors, la discussion, ce n’est pas du tout

mais alors pas du tout le moment…

 

D’ailleurs, tout ce qui pourrait vous être dit

vous passerait au dessus de votre tête.

 

Imaginez la scène : L’autre frustré qui tente de vous parler

d’un sujet dont vous n’avez que faire alors que

vous n’êtes que le reflet de vous-même, abattu et sonné

par la succession de malheurs que vous avez dû affronter !

Pathétique…

 

Autant dire que c’est sans espoir et qu’il vaut mieux

par prudence reporter la discussion.

 

Manque de confiance en soi ou colère,

cela revient au même : il ne faut surtout pas tenter.

 

Pensez-Y…

 

Mais surtout apprenez à ne jamais briser

le lien du parler à l’autre

quel qu'en soit le moyen (physique ou verbal). 

La connexion mutuelle échangée se doit d’être là

à défaut où les mots, ce jour là, ne viendraient pas…

 

Enfin, prenez-soin de vous.

Et un énorme merci pour celles et ceux qui

prennent le temps de m'écrire

pour partager leurs émotions ♥

 

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29/09/2016
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