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Les traces émotionnelles de notre enfance


Les Traces Emotionnelles De Notre Enfance

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Quelles que soient les bonnes intentions de nos parents, quelle que soit notre histoire d’enfance, nous avons tous vécu des événements qui, bien que pouvant parfois paraître anodins aux yeux du monde extérieur, nous ont néanmoins blessés en profondeur et ont laissé en nous des traces qui ont encore des conséquences aujourd’hui dans notre manière de gérer nos relations.

 

Il peut s’agir d’événements isolés mais qui nous ont marqués de manière intense ou de faits répétitifs qui ont creusé nos fragilités petit à petit, au fil du temps...

 

Porteurs de ces blessures, nous fabriquons nos carapaces et adoptons des modes de fonctionnement destinés à nous protéger afin de ne plus en souffrir.

 

Mais, inconsciemment, nous cherchons dans le couple « une réparation » de ces blessures.

 

Après une première phase de fusion dans laquelle chacun se sent enfin aimé de manière parfaite, lorsque vient la phase d’individualisation dans laquelle l’autre cesse ponctuellement de nous combler de cet amour parfait, l’enfant blessé reprend les commandes de nos émotions.

 

L’attente de réparation de nos blessures est alors sans cesse déçue et, la plupart du temps, au contraire, le couple va devenir le lieu où nous allons répéter ces blessures, les réveiller, les réactiver.

 

Puisque la situation est réciproque, le couple devient vite source de souffrances mutuelles. Ce qui nous amène progressivement à cesser de croire que le couple puisse être source d’épanouissement.

 

Inconscience ou conscience ?

Et il est vrai que si nous restons inconscients de la présence de nos blessures, si nous restons accrochés à l’illusion que l’autre est là pour réparer les dégâts émotionnels liés à notre enfance, l’échec du couple est programmé d’avance...

Et ce, avec n’importe quel partenaire...

 

 "Tout ce qui n’arrive pas à la conscience revient sous la forme de destin".

(Jung)

 

Nous pouvons croire qu’en changeant de partenaire, l’histoire sera différente...

Il n’en n’est rien !

Et nous aurons vite fait de remarquer un goût de déjà vu, déjà vécu...

 

Après, nous avons encore le choix de dire :

"Tous les hommes sont des... (censuré)" ou "Toutes les femmes sont des... (re-censuré)"

 

Ou, alors, de réaliser que le point commun de toutes nos histoires d’amour est : nos propres blessures !

 

Prendre conscience de nos blessures, les identifier, décoder comment elles ont façonné nos modes de défense et nos réactions émotionnelles spécifiques est LA voie de la sagesse amoureuse.

 

Car, grâce à cette mise en conscience, nous pouvons cesser d’être menés par nos émotions comme des marionnettes. Et lorsque nos relations amoureuses viennent réveiller nos blessures, nous pouvons alors vivre ces moments difficiles comme des opportunités de les dépasser.

 

Les traces de nos blessures

Bien souvent, nous pensons souffrir d’une blessure en fonction de nos souvenirs conscients.

Nous nous remémorons de certains épisodes de notre enfance et nous mettons dons des étiquettes mentales sur ces souvenirs.

 

Pourtant, nos réelles blessures sont le plus souvent profondément enfouies et notre mental n’y a pas accès car elles se sont généralement créées à une période dont nous ne gardons pas de souvenir conscient... Où, ces blessures ont été tellement intolérables que nous en avons refoulé le souvenir afin de nous protéger de la douleur.

 

Une étude récente* menée par la Faculté de médecine de l’Université de Genève a démontré que la maltraitance durant l’enfance entraîne la dysrégulation de certains gènes impliqués dans la gestion du stress.

 

On peut, de fait, s’autoriser à déduire que, même en dehors des situations de maltraitance sévère, les situations que nous avons vécues comme traumatisantes ont une influence sur la régulation de nos gènes. Et nos gènes sont présents dans chacune de nos cellules.

 

Les traces et les conséquences de nos blessures les plus profondes ne se situent donc pas dans notre mémoire consciente...  mais dans l’ensemble de notre corps.

 

Et elles nous programment pour réagir d’une certaine manière face à des événements évocateurs.

 

 Notre mental n’a pas accès à ces informations, le fonctionnement de nos gènes n’est pas sous son influence...

 

Et c’est bien pour cela que nous perdons totalement le contrôle sur les émotions qui nous agitent lorsque nos blessures sont réactivées dans nos relations amoureuses...

 

Nous réagissons selon la programmation qui a été inscrite dans toutes nos cellules, celles de notre cerveau y-compris, et notre mental est complètement impuissant face à cela.

 

Les 7 blessures et leur mode de défense.

 

Lise Bourbeau («Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même»), et avant elle, le psychiatre américain John Pierrakos, ont expliqué qu’il existe 5 blessures essentielles.

 

Pour avoir accompagné de nombreux patients, le Dr Véronique BAUDOUX a remarqué qu’il en existait plutôt 7 et que chacune était reliée à un de nos 7 centres énergétiques.

 

Par ailleurs, la blessure d’injustice décrite par Lise Bourbeau ne semble pas exister réellement. Elle correspondrait plutôt à ce qu’on appelle la blessure de dévalorisation.

 

En effet, l’injustice ne paraît pas être une blessure mais plutôt une sensation.

 

En plus, il faut reconnaître que toute blessure est en soi une injustice.

 

Pour un enfant, il est toujours injuste d’être rejeté, il est toujours injuste d’être abandonné, il est toujours injuste d’être trahi...

 

Ainsi, les 7 blessures essentielles seraient donc :

√ Le rejet

√ La privation

√ L’humiliation/abus

√ L’abandon

√ La négation

√ La dévalorisation

√ La trahison

 

Nous sommes tous porteurs d’au moins une de ces blessures et, parfois, de plusieurs...

 

Chaque type de blessure a créé une peur spécifique et a engendré un type de croyance (que nous prenons pour la Vérité Absolue).

 

A cause de cette peur, nous avons adopté un mode de défense, sensé nous protéger de ce dont nous avons peur.

 

Et pour bien consolider notre mode de défense, nous nous donnons des conseils à nous-mêmes, nous nous répétons des injonctions.

 

Ce mode de défense est d’autant plus actif que la relation est importante pour nous et c’est donc souvent au sein des relations amoureuses significatives que ce mode de défense est le plus puissant.

 

Dans la relation sexuelle, qui représente un moment de grande vulnérabilité potentielle, ce mode de défense est également très présent.

 

Sommes-nous condamnés à souffrir

Éternellement  de nos blessures ?

 

Sommes-nous alors condamnés à rester, pour toujours, le jouet de nos programmations ?

 

Et bien non ! La bonne nouvelle, c’est que notre cerveau possède une capacité extraordinaire que l’on appelle : «la plasticité neuronale» ou "neuro-plasticité".

 

Il a été démontré que les cellules de notre cerveau peuvent non seulement se transformer pour s’adapter à des changements mais également que notre cerveau peut continuellement produire de nouvelles cellules.

 

L’hypothalamus, une des zones qui intervient dans la gestion des émotions est donc parfaitement capable, lui aussi, de transformer ses cellules ou d’en produire de nouvelles.

 

Si nous choisissons de manière répétitive, de transformer les expériences que nous faisons, nos cellules cérébrales s’adapteront à ces changements, soit en se transformant, soit en créant de nouvelles cellules.

Et nos anciennes programmations pourront faire place à de nouvelles programmations.

 

Nos réflexes conditionnés, nos anciens modes de défenses pourront être remplacés par de nouvelles manières de gérer les émotions issues des événements extérieurs.

 

Ainsi, une personne porteuse de la blessure d’abandon est programmée, au départ, pour avoir une attitude de dépendance

et une sensation d’abandon à chaque fois que son/sa partenaire

ne lui accorde pas tout le soutien qu’elle en attend dans les soucis de la vie quotidienne.

 

Et, si elle a identifié que sa blessure principale est l’abandon, si elle peut prendre conscience que c’est sa propre blessure qui est réactivée lorsque l’autre ne répond pas à ses attentes, elle peut choisir de ne plus être la marionnette des émotions dues aux blessures du passé.

 

Lorsqu’elle sent l’émotion l’envahir par la réactivation de sa blessure d’abandon, elle peut choisir de changer son interprétation de faits et d’essayer de cesser de croire que l’attitude de l’autre est forcément négative.

 

Pour ne plus être le jouet de vos programmations intérieures qui font échouer vos relations amoureuses, il est donc essentiel d’IDENTIFIER vos blessures d’enfance.

 

Une fois conscients de nos attitudes, il devient plus facile de créer l'harmonie et vivre une relation plus agréable.

 

  Dr Véronique BAUDOUX

 

 

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20/06/2015
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