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Thématiques Existentielles : L'Enfant


L'accompagnement émotionnel de l'enfant

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Nous portons une responsabilité face à nos enfants :

les aider à acquérir suffisamment de confiance en eux,

de sécurité intérieure et d’autonomie.

  

 

Dans ce monde en mutation, les enfants ont plus que jamais

à construire une identité forte.

  

 

Nous le savons aujourd’hui, angoisse, dépression,

comportements violents, dépendance relationnelle, addictions diverses

sont des conséquences de manques,

de blessures relationnelles,

d’échecs de communication.

 

Accueillir et encourager les émotions de son enfant,

l’écouter, lui donner la permission de libérer ses tensions,

c’est lui permettre de se constituer une personnalité solide,

une sécurité intérieure stable afin qu’il aille, serein et assuré,

sur son propre chemin et, plus tard, sorte grandi des difficultés de la vie.

 

 

 

Et comme les parents ne sont pas les seuls éducateurs,

demandons qu’au programme des écoles figure un cours

de « compétences sociales » car elles ne sont pas plus innées

que les mathématiques ou la géographie.

Il est urgent de prendre en compte le développement

des intelligences émotionnelles (ce qui se passe à l’intérieur de nous)

et relationnelles (ce qui se passe entre les personnes)

dans l’éducation de nos enfants, adultes de demain.


Accompagner les émotions de l’enfant

Lorsqu’un enfant éprouve une émotion, la question est :

« Comment puis-je l’aider à avoir conscience de ce qui se passe en lui ? ».

 

 

Mettez des mots sur son ressenti :

« Je vois que tu es en colère !».

Ou aidez-le à mettre des mots dessus.

 

  

Laissez-lui de l’espace pour s’exprimer.

 

  

Nous avons tendance à consoler.

  

 

Écoutez-le plutôt avant de le consoler :

« Je vois que tu as mal ! ».

  

 

S’il s’est fait très mal,

encouragez-le même à pleurer :

« Pleure mon amour, pleure fort,

serre-moi et pleure, ça fait mal ! ».


En lieu et place de l’habituel « Pourquoi ? »,

tentez : « Qu’est-ce qui se passe ? » ou :

« Qu’est-ce que tu ressens ? »,

des questions qui accompagnent le vécu intérieur.

 

 

Encourager l’expression des émotions

Nos émotions sont utiles.

Ce sont elles qui nous donnent notre conscience d’Être.


Les pleurnicheries, pour un oui ou pour un non, d’un plus grand

peuvent être des tentatives de trouver un moyen de pleurer vraiment.

 

 

Des affects sont bloqués, il a besoin d’une occasion de les libérer.

 

 

L’enfant cherche une permission,

un prétexte pour laisser sortir larmes ou colère.

 

 

Même l’enfant plus grand qui a accès à la verbalisation,

même l’adulte, ont besoin de pleurer, de crier, de trembler,

pour se libérer d’émotions fortes.


Toutefois, il y a des pleurs qui guérissent

et d’autres qui entretiennent le problème.

 

 

Les pleurs inutiles partent du haut de la poitrine,

et peuvent être sans larmes.

 

 

Sentiments de substitution,

ils servent la répression émotionnelle et non la libération.

 

 

Les pleurs de libération sont accompagnés de sanglots et de larmes.

 

Serrez l’enfant contre vous avec fermeté et tendresse

jusqu’à la libération de l’émotion contenue.

 

 

Il va souvent commencer par se débattre,

puis se mettra à sangloter.

 

 

Permettez à l’émotion d’aller jusqu'à sa résolution.

 

 

Quand la respiration de l’enfant

est redevenue calme, place à la parole.

 

 

L’écoute empathique

L’écoute empathique consiste à refléter ce que vous entendez

dans ce que vient de dire l’enfant, en retenant les aspects signifiants,

c’est à dire l’émotion, le sentiment ou le désir.

 

 

Il ne s’agit pas tant d’écouter les mots

que d’entendre ce qui les sous-tend.


Centrez-vous sur le mouvement intérieur de l’enfant

plutôt que sur les faits.

 

 

Accompagnez votre enfant et non les événements extérieurs.


S’il dit : « Je n’ai pas envie de dormir ! »,

répondez : « Tu n’as pas envie du tout ! » plutôt que :

« Il faut bien que tu dormes pour être en forme demain ».


Vous pouvez continuer par quelque chose comme :

« Tu as le droit de ne pas avoir envie, c’est vrai.

Tu préférerais continuer à jouer, je peux comprendre ça »,

tout en continuant à le coucher.

 

 

Une émotion, c’est quoi ?

Une émotion est une réponse physiologique à une stimulation,

à une modification de l’environnement.

 

 

Tandis qu’un sentiment est déclenché par les pensées,

et est donc « psychologique ».

 

 

Les émotions sont à exprimer, les sentiments à décoder

pour permettre à l’émotion sous-jacente de s’exprimer.


L’émotion a une double fonction biologique :

réguler l’état interne de l’organisme

et produire la réaction adaptée à la situation.

  

 

Une émotion est donc un processus biologiquement déterminé

qui dépend de dispositifs cérébraux mis en place

au terme d’une longue histoire évolutionnaire.

 

  

Une émotion dure quelques minutes au plus

et se déploie en trois temps : charge, tension, décharge.

 

 

Prenons pour exemple la peur :

Charge : libération d’adrénaline, accélération cardiaque,

afflux de sucre et d’oxygène là où le besoin s’en fait sentir.

Tension : l’organisme mobilise le maximum d’énergie

pour faire face à la situation.

Décharge : c’est le retour au calme !

Une fois le danger écarté, le corps a besoin

de revenir à son équilibre de base.

 

  

Le système nerveux parasympathique entre en jeu,

les tensions se relâchent, créant pleurs et tremblements.

 

Les émotions sont donc là pour éviter la perte de l’intégrité.

 

Elles veillent à notre conservation et orientent notre croissance.

 

 

Les émotions, à quoi ça sert ?

Joie, colère, amour, tristesse, dégoût…

 

Les émotions sont au cœur du sentiment de soi.

Elles sont l’expression de la vie en soi.

  

C’est pourquoi il est essentiel de les exprimer,

au contraire des sentiments !


La peur aide à se préparer et à se protéger ;

la tristesse accompagne les deuils ;

la joie est expansion, elle nous dynamise,

nous guide et favorise l’apprentissage ;

la colère définit nos limites, nos droits,

notre espace, notre intégrité,

elle est réaction à la frustration ;

l’amour nous relie à autrui.


Pleurer, crier, trembler sont des remèdes

aux inévitables tensions de la vie.

  

L’existence d’un petit enfant

est pleine de frustrations,

de questions, de peurs, de colères…

  

Tous les bébés ont besoin de pleurer,

aussi bien accompagnés soient-ils.

  

L’émotion permet de se récupérer,

de se reconstruire après une blessure.

 

 

Libérez les émotions !

Un événement blessant, un accident, une épreuve,

une injustice ne deviennent traumatismes

que si on ne laisse pas libre cours

à l’expression des émotions qu’ils suscitent.


Réprimer ses émotions conduit en effet

à des répétitions douloureuses, à la dépression, l’angoisse

et peut engendrer des symptômes physiques.

 

Il est donc urgent d’apprendre à identifier, à nommer,

à comprendre, à exprimer, à utiliser positivement ses émotions

sous peine d’en rester esclaves.

 

Et pour se libérer d’une émotion désagréable,

à condition qu’elle soit authentique, rien de plus facile :

il suffit de la laisser s’exprimer !

Mais si vous êtes en colère, inutile de frapper la personne

qui a déclenché votre ire, préférez un coussin !

 

Attention, exprimer un sentiment parasite,

c’est à dire une réaction émotionnelle disproportionnelle

ou inadaptée à la situation, ne libère pas !


L’expression d’une émotion libère,

l’expression d’un sentiment le renforce !

 

 

Respecter les émotions de l’enfant

Respecter les émotions de l’enfant,

c’est lui permettre de sentir qui il est,

de prendre conscience de lui-même ici et maintenant,

de percevoir son « aujourd’hui » en relation

avec « hier » et « demain ».

 

C’est le placer en position de sujet,

le considérer comme une personne qui a le droit

de désirer et non comme un objet.

 

C’est l’autoriser à se montrer différent de nous.

C’est lui donner la possibilité de répondre

à sa manière très particulière à la question : « Qui suis-je ? »,

à construire son sentiment d’identité et de personnalité propre.

  

C’est aussi l’aider à se réaliser,

à être conscient de ses ressources,

de ses forces comme de ses manques,

à se percevoir avançant sur un chemin, son chemin.


Interdire à un enfant d’exprimer son émotion,

c’est le laisser en tension.

 

 

Empêcher un réel retour au calme.

Les émotions seront alors réprimées, non dépassées.

 

 

Laisser l’enfant exprimer ses émotions

Un adulte se sent « libéré » après avoir pleuré.

Pourtant, il se précipitera sur son tout petit et lui dira :

« Ne pleure pas, ne pleure pas ! ».

  

 

Aucun parent n’aime voir souffrir son enfant.

Malgré notre expérience personnelle,

nous continuons d’imaginer

que l’enfant qui pleure souffre.

Alors qu’il est au contraire

en train de se soulager de sa souffrance.

 

C’est vrai, il n’est pas toujours facile

d’écouter les émotions des enfants.

  

 

Elles nous remuent et menacent aussi notre sentiment

d’être une « bonne mère » ou un « bon père ».

Elles nous in-sécurisent : « Que dois-je faire ? ».

Elles mettent en échec notre rôle de protecteur,

nous confrontent à notre fonction de pourvoyeur.

  

 

Osons le dire, nous aimerions parfois

que nos enfants restent tranquilles, ne pleurent pas,

ne crient pas, ne se roulent pas par terre.

 

 

Nous préférerions qu’ils n’aient pas tant d’émotions !

Seulement voilà, les affects des enfants

sont ce qu’ils ont de plus précieux.

Là réside leur sentiment d’identité,

la sensation de leur existence propre.

 

 

Accueillir les émotions de l’enfant

Le petit enfant est prisonnier de l’immédiateté

de sa réponse émotionnelle, sans médiation de la pensée

pour relativiser les choses ou hiérarchiser les enjeux.

  

 

Il est facilement envahi par ses affects

et a donc besoin de nous pour l’aider à trouver la sortie.

 

D’autre part, il cherche bien naturellement

à donner sens à ce qu’il vit.

Il le fait avec les moyens du bord.

Il organise et interprète ses perceptions à sa manière,

à la lumière des informations, souvent incomplètes,

parfois déformées, dont il dispose.

Ce qui peut donner lieu à des réactions émotionnelles

incompréhensibles pour les parents.


Par exemple, Arnaud est agressif,

il fait de grosses colères « pour des riens ».

Inutile de permettre à Arnaud d’exprimer ses colères,

ce sont des sentiments parasites.

  

 

Ses parents se sont séparés.

Dans sa tête, il s’est dit :

« Papa est parti, c’est donc qu’il ne m’aime pas

parce que je suis un méchant enfant ».

  

 

Par ses colères, tout à la fois il exprime sa souffrance

et justifie le départ de son papa.

  

 

Derrière cette agressivité parasite,

Arnaud réprime une autre colère

et beaucoup de peurs et de tristesse.

Ce sont ces émotions-là qu’il est utile

d’aider Arnaud à exprimer.


Bénédicte, elle, est triste,

elle ne participe pas en classe,

elle ne joue pas avec les autres enfants.

Elle a du mal à trouver sa place.

Elle se sent de trop partout.

Ses parents se disputent beaucoup.

 

 

Elle s’est dit :

« Papa et maman se fâchent à cause de moi.

Si je n’avais pas été là, ils ne se disputeraient pas.

C’est ma faute ».

 

  

La tristesse de Bénédicte est donc parasite

et cache sa colère et ses peurs.

 

  

Bénédicte a besoin d’entendre :

« Je te vois triste. C’est vrai que c’est triste

d’avoir des parents qui se disputent

et tu as surtout le droit d’être en colère contre nous,

parce que ce n’est pas juste.

Et puis peut-être parfois tu as peur…

Parle-moi de combien tu as peur… ».


Quand l’enfant exprime une émotion appropriée,

accueillez-la non verbalement, par le regard.

  

 

Soyez présent dans votre respiration,

dans votre attitude intérieure.

Éventuellement, selon l’âge de l’enfant,

prenez-le dans vos bras.

 

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La source de cet article est issue d site "Colibris le mag"

 Colibris est une association loi 1901, reconnue d'intérêt général

 Siège social : 18-20, rue Euryale Dehaynin - 75019 Paris

 

https://www.colibris-lemouvement.org/

 

 

 

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Apprendre à l'enfant à gérer ses émotions...

 

Il existe une différence entre exprimer son émotion

et agir sur le coup d’une émotion.

 

 

Il est donc important de se rappeler

qu’il ne faut pas empêcher un enfant d’éprouver des émotions,

mais plutôt lui fournir de bons moyens de les exprimer.

 

 

Une bonne gestion des émotions est associée

au maintien de bonnes relations avec les autres.

 

 

Pour aller plus loin, quelques livres d'Isabelle Filliozat*

(Auteure, Psychothérapeute & Conférencière)

que vous pouvez retrouver facilement sur son site (lien ci-dessous) :

 

 

https://www.filliozat.net/

 

*Figure phare de la parentalité positive en France,

la psychothérapeute Isabelle Filliozat a créé

les ateliers Filliozat® et la méthode Filliozat®.

 

Elle a publié plus d’une trentaine de livres,

traduits en 28 langues.
Elle anime des conférences en France, Belgique,

Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Japon, États-Unis, Canada…

 

 

 

"Au coeur des émotions de l'enfant" 

 

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"Il n'y a pas de parent parfait" 

 

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"J'ai tout essayé !"

 

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"On ne se comprend plus !"

 

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Pique-32.png  Vous pouvez retrouver cet article ici via le menu latéral,

dans l'onglet "Les Thématiques Existentielles : l'Enfant" Pique-32.png

 

 

 

 


24/07/2021
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L'Estime de Soi - Les Phrases qui détruisent

Ce serait bien si tous les parents et les enfants étaient parfaits. Il n’y aurait jamais de frustration, de colère, de disputes …

 

Mais malheureusement, les parents et les enfants sont des êtres humains et ils ne sont pas parfaits. Beaucoup de parents font des erreurs, disent des choses sans réfléchir et finissent par les regretter ensuite. Mais l’impact négatif de certains mots ou phrases peut être très important sur l’enfant et surtout sur son estime de soi.

 

Voici ce qu’il ne faut jamais dire à vos enfants :

 

 

- 1 – « tu es une erreur, tu n’aurais pas du naître » : Aucun enfant ne devrait jamais avoir à entendre ses parents faire ce commentaire. Même si vous êtes tellement frustrés avec votre enfant, vous ne devez jamais prononcer cette terrible phrase. Cette phrase va blesser les sentiments de l’enfant, avoir un impact négatif sur son estime de soi et lui faire sentir qu’il n’est pas aimé.

 

– 2 – « Dépêche-toi ou je te laisse ici  » : Les enfants ne comprennent pas la notion du temps comme les adultes. Beaucoup d’enfants vivent avec une angoisse de séparation ou d’abandon, si c’est le cas de votre enfant et que vous lui sortez cette phrase, vous amplifiez son angoisse sans trouver vraiment une solution au problème actuel. Votre enfant développera un attachement non sécurisé et vivra quotidiennement dans l’angoisse de vous perdre.

 

– 3 – « Tu ne fais jamais ce que je te demande de faire. » En prononçant cette phrase, la seule chose que votre enfant va comprendre c’est qu’il n’est pas capable  de faire quelque chose de bien ! Un point en moins pour son estime de soi ! Essayez d’utiliser la phrase, «Je voudrais que tu fasses cela de cette façon. » Soyez précis dans ce que vous demandez, votre enfant comprendra mieux et sera en mesure d’accomplir ce que vous avez demandé.

 

– 4 – « J’aurai aimé que tu sois comme ton frère / ta sœur  » : Aucune personne n’aime à être comparée avec quelqu’un d’autre. Chaque personne veut être appréciée pour ce qu’elle est. Un enfant qui entend cela développera un sentiment d’infériorité, un sentiment d’impuissance et se sentira rejeté.

 

– 5 – Des commentaires désobligeants au sujet de l’autre parent. Les enfants ne devraient jamais être mêlés aux désaccords de leurs parents ou entendre dire du mal de l’autre parent.

 

Tous les parents se sentent frustrés à un moment ou un autre et peuvent très mal réagir dans certaines situations.

 

Si vous faites une de ces déclarations, alors des excuses s’imposent immédiatement à votre enfant. Expliquez que vous avez eu tort, que vous ne vouliez pas dire ce que vous avez dit, que vous les aimez et que vous essayerez de ne pas le répéter. 

 

Les enfants ont besoin d’avoir des parents qui les encouragent et les aident à bâtir et non pas détruire leur estime de soi avec des mots imprudents qu’ils ne pensent pas.

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23/05/2015
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