APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

Avant-Propos


Mon Avant-Propos

 

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Qu'on le veuille ou non, ce que nous avons vécu durant l'enfance,

dite période cruciale, nous imprègne à tout jamais.

 

Il ne faut donc pas trop de boulets de l'enfance à traîner

pour pouvoir aimer sans nuage et être en paix avec son histoire.

 

 Je m'appelle Véronique B. et j'ai souffert durant de longues années

du syndrome d'abandon ou vécu abandonnique ;

un état de détresse psychologique et émotionnel d'insécurité permanente

dans tous les domaines de la vie relationnelle.

Ce sentiment d'abandon peut prendre plusieurs formes.

 

 Dans mon cas, cette pathologie est liée à plusieurs facteurs à savoir 

un abandon à la naissance, de multiples placements en foyers, d'avoir été négligée

par une mère « substitut » (pourtant choisie par les services sociaux)

qui m'a accueillie à contrecœur du haut de mes petits 4 ans, rejetée affectivement

comme émotionnellement, malmenée physiquement et psychologiquement,

et privée d'attentions nécessaires à mes besoins.

 

En dépit de 11 années passées dans ce foyer : à l'âge limite de mes 15 ans,

je devais repartir à la DDASS (Aide Sociale à l'Enfance aujourd'hui),

ma mère adoptive n'ayant jamais éprouvé la moindre fibre maternelle envers moi

et surtout n'était plus payée pour m'accueillir.

Je n'avais pour elle aucune valeur, ni utilité.

 

 Plus horrible, durant ces 11 années, elle a commencé à développer à mon égard

une jalousie maladive face à l'amour inconditionnel que me portait mon père adoptif

qui lui m'aimait plus que tout et qu'elle ne supportait pas.

J'étais un obstacle, je l'encombrais en tout.

 

  

En silence et à travers ce déséquilibre affectif (très renfermée, je ne parlais pas),

j'ai ainsi subi, par peur de représailles et sous l'emprise de terribles angoisses répétées,

les épouvantables scènes d'hystérie et de maltraitance de ma mère

sitôt que ce dernier avait le dos tourné ou allait travailler.

Il était machiniste d'extraction à la mine, un lieu où j'ai passé

avec lui mes plus beaux souvenirs d'enfant.

Un lieu de répit où lui et moi, nous pouvions respirer et vivre normalement.

Il me ressemblait tellement…

Terrifiée à l'idée d'être séparée de lui, je ne lui ai jamais rien dit.

  

Il avait tant souffert lui aussi.

Plus tard, j'ai appris qu'elle avait été soignée également pour schizophrénie.

  

Bien que la DDASS ait reconnu de terribles erreurs sur mon dossier,

dossier dont j'ai pris connaissance il y a plusieurs années,

un enfant - qu'il soit maltraité ou non - aime ses deux parents.

 

Il ne fait pas la différence même si l'un des deux le malmène…

 La dure réalité est qu'il finit par ne plus s'aimer lui.

 

Si j'ai été néanmoins adoptée de façon plénière, c'est uniquement

sur la seule volonté de mon père adoptif qui, dès mon arrivée dans leur foyer,

s'était spontanément engagé émotionnellement et affectivement

dans un processus d'adoption.

Il a tant voulu que je porte son nom (car pour enfoncer le clou de mes origines effacées,

on m'a enlevé le mien au moment du jugement).

  

Le deal sordide fut alors ainsi posé entre mon père très malheureux

et son épouse déterminée au moment de mon triste sort :

soit elle acceptait enfin l'adoption jusqu'ici fermement refusée,

soit il partait lui aussi mais avec une autre, leur couple battant de l'aile

depuis plusieurs années du fait de ses refus systématiques quant à l'adoption souhaitée.

 

Voilà rapidement dans les grandes lignes résumées,

le fond, sans fondations, de mon "dossier".

On est bien loin du schéma d'accueil idyllique de deux parents

remplis d'amour en demande fébrile d'adoption.

Le reste fut de l'administratif imposé et compte tenu de mon âge avancé,

il m'a fallu m'y plier et m'en exécuter.

 

 Humiliations, vexations, accusations, critiques,

jugements de valeurs, injures...

Les mots blessent. Les mots tuent aussi.

 Je ne le sais que trop.

 

 Ne pas vouloir de vous et vous le dire...

 En me regardant droite dans les yeux, un jour, elle m'a dit :

«  C'est ton père qui a voulu tout cela, moi je ne voulais pas de toi ! ».

  

Le chantage affectif ou pire le chantage par la peur...

 « Si tu le dis à ton père »

  

Le châtiment corporel, la maltraitance...

Les gifles, les fessées, les coups avec la ceinture, le martinet.

 

Ou se jeter une fois sur moi adulte pour m'étrangler

avec ses doigts imprimés autour de mon cou.

Mon père étant décédé, c'est après cette nouvelle horrible scène,

que je suis définitivement partie...

  

Je suis restée longtemps arriérée et immature.

 Je ne parais pas mon âge, sans doute un déni du vouloir grandir.

 La promiscuité avec l'autre me gêne voire me fait peur.

  

Ce dont j'ai manqué le plus, dès la naissance, sont les contacts physiques affectueux,

les câlins, les gros smacks d'amour d'où un sentiment de résignation,

de dépérissement, d'inertie, de vide, d'apathie

comme si j'avais perdu tout élan vital.

 

 "Je suis tel un jardin sauvage et sans jardinier"

  

Mon merveilleux père avait une passion, l'horticulture

et il raflait tous les prix.

Quand il est décédé, j'ai tout perdu.

 Il est le seul homme qui ait compté dans ma vie.

 

Ma mère, quant à elle, est atteinte d'Alzheimer aujourd'hui.

 Comme elle ne m'a jamais calculée, ou plutôt méchamment,

ça ne change plus grand-chose dans ma vie.

 C'est pourtant elle, ma maman officielle sur le papier.

Maman dont je suis devenue, en août 2019,

le tuteur légal choisi en dépit de cette vie...

 Plus de 23 ans se sont écoulés lorsqu'on est venu me chercher

pour s'occuper d'elle, seule désormais avec sa pathologie...

 

 

« Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?

 Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Ils semblent dire à Dieu : Petits comme nous sommes,

Notre Père, voyez ce que nous font les hommes ! »

© Victor Hugo 

  

 

Comment se construire après un choc affectif,

un traumatisme émotionnel ou un état de très grand stress ?

 

Comment avoir une estime et une confiance en soi 

après une enfance violente qui a laissé des traces et suscite

des comportements qui oscillent entre fascination et terreur ?

 

Comment grandir quand notre personnalité hyper sensible est complexe, introvertie,

repliée sur soi, solitaire et sauvage, angoissée, torturée et fuyante ?

 

Comment surmonter l'insécurité permanente, la souffrance et le refus inconscient

de créer des liens forts par peur de la rupture ?

 

Comment sourire, savoir sourire, en dépit de notre profonde tristesse ?

 

Comment construire une relation amoureuse durable lorsque le seul héritage

qu'on ait jamais reçu est l'abandon, le rejet et la maltraitance ?

 

Pour briser le cercle infernal, il nous faut rencontrer LA bonne personne.

 Celle qui nous aimera et nous respectera tels que nous sommes.

 Celle qui sera en capacité d'amour et de bienveillance

pour faire germer en nous l'apaisement, le sentiment de sécurité

et l'envie de nous ouvrir...

et non pas celle qui nous fera fuir, pour nous protéger,

d'un comportement inadapté et/ou toxique,

de mots destructeurs qui forcément réveilleront douloureusement

nos angoisses passées et liées à nos blessures d'abandon.

  

Car tout ce qui nous renvoie à ces conditions d'enfant misérable

nous empêche de dépasser nos peurs pour renaître à soi-même.

  

 " Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve... " 

 

 Le travail sur soi ou de résilience passe notamment

par la libération des émotions refoulées, la reconnaissance de ses besoins

et des comportements qui isolent.

  

En ce sens, pour sortir de cette souffrance et à se réhabiliter en douceur,

il nous faut comprendre l'origine de cette peur,

de ce traumatisme qui traduit notre mal être

pour nous fixer des axes de progression.

 

Il nous faut apprendre à nous aimer

pour ainsi améliorer la confiance en soi,

à aimer la solitude, à gérer nos émotions

et avoir confiance en l'autre et ses sentiments...

 

 

 

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L’important n’est pas l’endroit où l’on se trouve, 
mais la direction dans laquelle on va
et avec plus ou moins les bagages que l’on a.
L’essentiel étant de se donner les moyens si nécessaire
d’avoir toujours « tous les choix ».
  

 

À qui s’adresse ce site?

 

 

J’ai créé ce site au départ bien évidemment pour moi...

  

Le besoin de poser à plat via l’écriture certaines choses, un vécu

traumatique et surtout les transférer par le partage sur la toile pour inciter,

accompagner voire apaiser celle ou celui qui s’y retrouvera.

La meilleure façon pour moi d’approfondir et assimiler un sujet,

c’est quelque fois juste une question de reformulation.

 

 

Le cœur, l'essence fondamentale de ce site :

Les sentiments.

 

Mais aussi ceux « sur soi » ou envers « les autres » :

la base vitale de nos fondations affectives, notre place, notre vie…

La peur de la solitude, les difficultés relationnelles,

la dépendance affective, le manque d'estime de soi,

les somatisations.

Les blessures d'abandon sont plus fréquentes qu'on ne l'imagine

et elles sont toujours liées à l'angoisse du rejet 

ou de ne pas être aimé.

 

 

 

Personne n’a le droit de jouer avec les sentiments d’une personne

ou de contrôler son existence,

car l’impact peut être catastrophique dans son parcours.

 

Il peut même arriver qu’il ne se voit pas de suite dans le comportement

car il s’est installé, en elle, insidieusement et à effet plus ou moins différé…

La bombe est juste là « à retardement » mais comment sera-t-il décompensé ?

 

 

 

« if you care about something, stand up and lead! »

 

Traduction libre :

« Si quelque chose vous tient à cœur, levez-vous et avancez! »

 

 

 

J’adore cette phrase parce qu’elle pousse à l’action.

Le but de ce lieu est donc de pousser les gens (moi la première) à passer à l’action,

à s’éveiller, à se déverrouiller par la prise de conscience,

à avancer simplement, au jour le jour, dans tous les domaines de leurs vies.

Devenir enfin l’acteur de sa propre vie et non plus le spectateur.

 

Penser un peu moins et simplement Vivre.

Le Temps est un capital trop précieux pour l'occulter

et le gaspiller par le comportement de tiers.

 

Mais, il faut parfois savoir aussi dire NON pour conserver sa zone de confort.

Cela s'appelle : S’aimer et s’accepter.

Se privilégier en décidant de « Prendre Soin de Soi ».

 

 

Notre époque refuse qu’une personne ose parler de ses émotions !

Grave erreur que ce déni nourri de mal être et de frustration…

Au contraire, il faut être capable de parler de ses émotions,

les revendiquer prioritairement pour ne jamais se mettre en danger « Soi ».

Refouler ses sentiments, ses émotions et les non-dits 

est la pire des souffrances que l'on puisse s' infliger.

Une double peine dont le prix, tôt ou tard, il nous faudra payer.

  

"L'amour de soi n'est pas une notion très valorisée dans nos sociétés.

On pourrait même dire qu'il n'est pas bien vu de s'aimer,

de s'accorder de l'intérêt ou de l'affection,

car on est très vite catalogué comme égoïste

ou égocentrique, voire narcissique.

Et pourtant, le plus beau cadeau que nous puissions faire

à nos enfants n'est pas tant de les aimer que de leur apprendre à s'aimer.

Un enfant qui ne s'aime pas sera par la suite un adulte

qui aura beaucoup de mal à aimer et qui risque d'être déchiré

par le besoin tyrannique d'être aimé!"

♥ Jacques Salomé ♥

   

En faisant un petit effort tous les jours dans la bonne direction,

on peut parvenir à accomplir des miracles, et ce, peu importe notre point de départ.

Nous détenons tous, en nous, sans exception notre propre clé…

 

 

Alors, bien qu'il m'ait fallu du temps pour y parvenir,

je me concentre sur les choses concrètes, réelles, palpables

qui m’aident à passer à l’action de mon « Moi ».

 

Que ce soit au niveau de la spiritualité, de la psychologie,

de la motivation ou de n’importe quel autre domaine,

l’important c’est d'avancer, simplement, aujourd’hui.

 

 

Seul, l’instant présent compte alors apprenez

à décider de ce que vous en faîtes.

 

Abandon, Séparation, Perte :

Donnez vous les clés pour sortir de cette souffrance

pour être en paix avec votre histoire.

   

Merci d’être là et "Bienvenue" sur mon site

 

 

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12/06/2015
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