APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

Barbara


Dis quand reviendras tu ? - Barbara

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,

Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,

J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...

(Barbara - 1962)

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01/03/2015
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L'Aigle Noir - Barbara

L'aigle noir

 

Un beau jour,

ou peut-être une nuit,

Près d'un lac, je m'étais endormie...

Quand soudain, semblant crever le ciel

Et venant de nulle part,

Surgit un aigle noir.

Lentement, les ailes déployées,

Lentement, je le vis tournoyer.

Près de moi, dans un bruissement d'ailes,

Comme tombé du ciel,

L'oiseau vint se poser.

Il avait les yeux couleur rubis

Et des plumes couleur de la nuit.

À son front, brillant de mille feux,

L'oiseau roi couronné

Portait un diamant bleu.

De son bec, il a touché ma joue.

Dans ma main, il a glissé son cou.

C'est alors que je l'ai reconnu :

Surgissant du passé, Il m'était revenu.

Dis l'oiseau,

O dis, emmène-moi.

Retournons au pays d'autrefois,

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,

Pour cueillir en tremblant

Des étoiles, des étoiles.

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,

Comme avant, sur un nuage blanc,

Comme avant, allumer le soleil,

Être faiseur de pluie

Et faire des merveilles.

L'aigle noir, dans un bruissement d'ailes

Prit son vol pour regagner le ciel.

Quatre plumes, couleur de la nuit,

Une larme, ou peut-être un rubis.

J'avais froid, il ne me restait rien.

L'oiseau m'avait laissée

Seule avec mon chagrin.

Un beau jour, ou était-ce une nuit

Près d'un lac je m'étais endormie.

Quand soudain, semblant crever le ciel

Et venant de nulle part

Surgit un aigle noir ...

 

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A mon Père...

25/02/2015
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