APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

APERTO LIBRO NULLA DIES SINE LINEA

Alain Bashung


Osez Joséphine – Alain Bashung (Album Bashung)

4db684d598abe18f6fcf033f2fb60007.gif

 

 

À l'arrière des berlines
On devine
Des monarques et leurs figurines
Juste une paire de demi-dieux
Livrés à eux
Ils font des petits
Ils font des envieux

 


À l'arrière des dauphines
Je suis le roi des scélérats
À qui sourit la vie

 


Marcher sur l'eau
Éviter les péages
Jamais souffrir
Juste faire hennir
Les chevaux du plaisir

 


Osez, osez Joséphine
Osez, osez Joséphine
Plus rien ne s'oppose à la nuit
Rien ne justifie

 


Usez vos souliers
Usez l'usurier
Soyez ma muse
Et que ne durent durent que les moments doux
Durent durent que les moments doux
Et que ne durent que les moments doux

 


Osez, osez Joséphine
Osez, osez Joséphine
Plus rien ne s'oppose à la nuit
Rien ne justifie

 

Osez, osez

Osez, osez

 

Osez, osez Joséphine
Osez, osez Joséphine
Plus rien ne s'oppose à la nuit
Rien ne justifie

 

 

bloggif_59122117afd30.gif

 

 

 

 


09/05/2017
0 Poster un commentaire

Sommes-Nous -- Alain Bashung (Album Fantaisie Militaire)

J'ai tambouriné tambouriné
Au seuil de sa bonté
Un judas m'a lorgné
Et j’ai pris l'hiver en grippe


Seul m'ont laissé
Les jouets par milliers
Seul m’ont laissé
Tes avances


Sommes-nous la sécheresse
Sommes-nous la vaillance
Ou le dernier coquelicot


J’ai décimé décimé
Des armées de répondeurs
Occupés à se dire
Mes naufrages au saut du lit


Seul m'ont laissé
Nos héros préférés
Seul m'ont laissé
Nos absences


Sommes nous des gonzesses
Sommes-nous de connivence
Ou le dernier coquelicot


Terre promise
Redis-moi ton nom
Dis-moi en face
Que tout s'efface


Sommes-nous la noblesse
Sommes nous les eaux troubles
Sommes-nous le souvenir


J’ai commandé décommandé
De mes yeux la prunelle
Balancé les jumelles
Pour ne garder que le flou


Seul m'ont laissé
Les passions immortelles
Seul m'ont laissé
Nos offenses

Sommes-nous la sécheresse
Sommes-nous la romance

Sommes-nous la sécheresse

Sommes-nous la noblesse


Sommes-nous les eaux troubles
Sommes-nous le souvenir


Sommes-nous
Sommes nous

 

 

 

 

 

 

10997803_943903958967813_7369721367895154571_n.jpg


17/05/2015
0 Poster un commentaire

Volutes - Alain Bashung

578078_541621129245284_1143571583_n.jpg
Volutes partent en fumée
Volutes font des nuées
Des nuées de scrupules

Volutes partent en fumée
Vers des flûtes enchantées
Et de cruelles espérances

Me lancent
Des dagues et des lances
En toute innocence

J’cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage

J’cloue des clous sur des nuages

Sans échafaudage

Volutes partent en fumée

Sous les yeux embués

D’étranges libellules

Pour une grimace et un rictus
De plus
J’fais des heures sup’

Je m’en donne de la peine
Je cogite je m’agite
Je rejoue la scène

J’cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J’cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Et mon corps de se vouer
A des lunes surdouées
Aux courbes souveraines

Pleines pleines

Volutes partent en fumée
Sous des soleils qui s’ignorent
Dor- dormez


Mes réponses allongées
Mes « que dire »
Mes « que faire »
Mais comment ça tient en l’air


Ces deux hémisphères
Par quel mystère

J’cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J’cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Volutes partent en fumée ...

 

 


 

 


08/03/2015
0 Poster un commentaire

Je Tuerai La Pianiste - Alain Bashung

Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie
Chaque semaine, chaque mois

Et je mordrai sa joue
Qui un jour fût à moi
Sur le piano de ses nuits
Sur le piano de ses draps

Je tuerai la pianiste

Afin que l'on sache

Que quelque chose existe

Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que la vie d'artiste
N'est pas rose, n'est pas sans tache
Comme un navire qui tangue

Qui rend ses attaches
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe
En dehors de ça

Quand elle avait vingt ans
La foule à ses pieds
Sous les lambris dorés
Qu'elle jouait Mozart, Chopin
Je tuerai la pianiste
Qui n'a pas su m'aimer
Dans la chambre je pleure
Où l'amour se cache
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe

Et quand ce sera fait
Que le jour sera levé
Sur le satin de ses méfaits
Comme une pierre soulevée
Où grouille la vermine
Dans le champagne et les caviars
Dans son manteau d'hermine
On pourra la voir, le corps abîmé
En haut de sa baignoire
Blanche comme un lys
Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour que Dieu fait
Chaque semaine, chaque mois
Et quand ce sera fait
Que le jour se lèvera
Par l'entrée des artistes
Quand on saura que c'est moi
Alors je m'en irais
Je la couvrirai d'or
Alors je m'en irais

Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie
Chaque semaine, chaque mois
Et je mordrai sa joue
Qui un jour fût à moi
Sur le piano de ses nuits
Sur le piano de ses draps
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe
Je suis un indien
Je suis un apache
Je suis un indien
Je suis un apache
Auquel on a fait croire
Que la douleur se cache
Je suis un apache
Je suis un indien
Auquel on a fait croire
Que la montagne est loin
Je tuerai la pianiste
Je tuerai la pianiste
Je tuerai

 

 

 

           26355645.jpg



05/03/2015
0 Poster un commentaire

Happe - Alain Bashung

Tu vois ce convoi
Qui s’ébranle
Non tu vois pas
Tu n’es pas dans l’angle
Pas dans le triangle

Comme quand tu faisais du zèle
Comme quand j’te volais dans les plumes
Entre les dunes

Par la porte entrebâillée
Je te vois rêver
A des ébats qui me blessent
A des ébats qui ne cessent

Peu à peu tout me happe
Je me dérobe je me détache
Sans laisser d’auréole
Les cymbales les symboles
Collent
On se rappelle
On se racole
Peu à peu tout me happe

Les vents de l’orgueil
Peu apaisés
Peu apaisés
Une poussière dans l’œil
Et le monde entier soudain se trouble

Comme quand tu faisais du zèle
Comme quand j’te volais dans les plumes
Entre les dunes

Par la porte entrebâillée
Je te vois pleurer
Des romans-fleuves asséchés
Où jadis on nageait

Peu à peu tout me happe
Je me dérobe je me détache
Sans laisser d’auréole
Les cymbales les symboles
Collent
On se rappelle
On se racole
Peu à peu tout me happe

                               

                     

              

                   1622088_823927097622990_1175720455_5.jpg



04/03/2015
0 Poster un commentaire

Tant de nuits - Alain Bashung

Mon ange je t'ai haï
je t'ai laissé aimer d'autres que moi
Un peu plus loin qu'ici...
Mon ange je t'ai trahi
tant de nuits alité
que mon cœur a cessé
de me donner la vie
si loin de moi...

des armées insolites,
et des ombres équivoques,
des fils dont on se moque,
et des femmes que l'on quitte
des tristesses surannées
des malheurs qu'on oublie
des ongles un peu noircis

mon ange je t'ai puni
à tant me sacrifier
icône idolâtrée
immondices à la nuit
mon ange je t'ai haï
je t'ai laissé tuer
nos jeunesses ébauchées
le reste de nos vies
si loin de moi...

mes armées insolites
et des ombres équivoques
des fils dont on se moque,

et des femmes que l'on quitte
des tristesses surannées
des malheurs qu'on oublie
des ongles un peu noircis
mon ange je t'ai Haï

 

             10411197_1013582501990781_7179082815589003668_n.jpg

                                 

  



24/01/2015
0 Poster un commentaire